Contexte
Pneumologue installée à Brest, le Dr Pronost exerce en libéral deux jours et demi par semaine, complétés par une activité hospitalière. Sa patientèle est large, des plus jeunes aux plus âgés, pour du suivi respiratoire et de la pneumologie générale, ponctuée de gestes techniques comme les fibroscopies.
C’est une praticienne qui accorde une grande importance à la relation humaine, à la discussion simple avec le patient, sur tout et rien. Or c’est précisément ce temps d’échange que la charge administrative avait fini par grignoter.
Défis
Avant Heidi, deux contraintes revenaient sans cesse :
1. Les courriers, une corvée chronophage
Rédigés à la main, à l’ancienne, ils s’accumulaient et pesaient lourd sur ses journées. Ce temps passé à écrire, c’était autant de temps en moins pour le patient et pour la pathologie elle-même.
« Ce que je ne supportais plus, c’était de faire les courriers. C’est hyper chronophage, et je les tapais à la main. Ce n’était plus possible. »
2. Une relation patient reléguée au second plan
Entre l’écran et les comptes rendus, la conversation simple qu’elle affectionne se retrouvait sacrifiée, alors qu’elle est au cœur de sa façon d’exercer.
« La discussion toute simple avec le patient, quelque chose que j’aime beaucoup, avait fini par être un peu négligée. »
Solution
Le Dr Pronost découvre Heidi lors d’une formation animée par une consœur du sud de la France, après avoir vu passer l’information sur le groupe de médecins « Le Divan ». Dès la présentation, certains mots font mouche.
« Diminuer votre charge mentale, être moins fatiguée, passer plus de temps avec le patient : ces mots ont résonné en moi. »
La formatrice passe en revue les outils disponibles et a un coup de cœur pour Heidi. Le Dr Pronost l’essaie pendant un mois, et se laisse convaincre. La prise en main la rassure vite : une interface simple, qui lui rappelle celle des LLMs, accessible même sans être à l’aise avec l’informatique.
« Je ne suis vraiment pas douée en informatique, et pourtant c’est un outil facile d’accès pour tout le monde. »
Ce qui achève de la convaincre, c’est la fiabilité de la transcription, sans jamais lui retirer la main sur les décisions.
« Ce qui est retranscrit est tout à fait réel. Et je reste la seule responsable du diagnostic et de la prise en charge. »
Impact
L’effet le plus frappant, le Dr Pronost l’a chiffré elle-même.
- Trois heures récupérées chaque semaine : sur environ vingt-quatre à vingt-cinq heures en libéral, du temps concret rendu
- Des fins de journée moins fatigantes : de l’énergie retrouvée, qu’elle réinvestit désormais dans le sport
- Une relation patient restaurée : le regard tourné vers la personne plutôt que vers l’écran
- Des courriers qui ne s’accumulent plus : la rédaction est déléguée, la fiabilité préservée
- Des usages qui dépassent le courrier : résumés pour les réunions de concertation pluridisciplinaire, courriers d’adressage, y compris vers l’ORL
« J’ai calculé : ça m’a fait gagner trois heures dans ma semaine. Du coup je fais du sport, et je suis beaucoup moins fatiguée le soir. »
Le bénéfice se lit aussi dans la consultation elle-même, plus présente, plus attentive.
« Les patients apprécient qu’on les regarde dans les yeux, de ne pas être tout le temps sur l’ordinateur à risquer de louper l’essentiel. »
Et après ?
Quand elle échange avec des confrères encore hésitants, le Dr Pronost identifie toujours le même frein : la confidentialité des données. C’est, selon elle, la vraie crainte de fond, nourrie par les incidents de sécurité qui ont marqué les esprits. Une préoccupation qu’elle prend au sérieux, tout en ayant fait son choix.
« La crainte principale, c’est la confidentialité des données, c’est le point noir pour beaucoup. »
Pour elle, le verdict est sans appel : l’outil lui a, tout simplement, changé la vie.
Trois heures par semaine, ce n’est pas un détail. C’est du sport, du repos, et des patients mieux écoutés.
Moins de courriers, moins de fatigue, et le regard enfin rendu au patient.



