Chirurgien orthopédiste, le docteur exerce sur trois fronts à la fois : le cabinet, l’hôpital et la clinique. Cette activité mixte lui apporte une grande variété de cas, mais elle multiplie aussi les exigences de coordination. Chaque journée s’organise autour d’un même fil : accueillir le patient, écouter sa plainte, l’examiner, puis assurer le suivi dans la durée.
Dans une spécialité où la décision et le suivi reposent sur une communication précise, le compte rendu n’a rien d’accessoire. C’est le lien avec les médecins correspondants, le support de la continuité des soins et la trace de chaque décision. La qualité de l’écrit conditionne donc directement celle de la prise en charge.
Mais cette exigence a un coût. Plus les comptes rendus devaient être complets, plus ils empiétaient sur le temps clinique, jusqu’à transformer une partie de chaque consultation en exercice de rédaction.
Défis
Avant Heidi, trois contraintes structuraient ses consultations :
1. La rédaction qui dévore la moitié de la consultation
Transcrire l’intégralité d’une consultation en compte rendu exploitable représentait la tâche la plus lourde de sa journée. Sur une heure de consultation, près de la moitié partait dans la mise en forme écrite, un rythme qui se répétait patient après patient.
« Sur une consultation d’une heure, on peut facilement passer vingt-cinq minutes à éditer des documents. »
2. Un patient relégué derrière l’écran
Tout ce temps passé à saisir, c’était autant d’attention en moins. Même lorsqu’il échangeait avec le patient, la concentration restait partagée entre l’écoute et le clavier. Dans une spécialité où expliquer un diagnostic et une conduite à tenir compte énormément, cette distance pesait.
« Le temps qu’on passe devant l’écran, c’est du temps où on ne peut pas vraiment discuter avec le patient. »
3. Des outils qui montraient vite leurs limites
Le docteur avait exploré d’autres approches, notamment la dictée directe. Mais celle-ci se contentait de retranscrire ses mots sans faire le travail de structuration : il fallait ensuite tout reformuler à la main. Le temps gagné d’un côté était reperdu de l’autre.
« La dictée directe imposait de tout reformuler. Là, l’application formule et structure pour nous. »
Solution
Le docteur découvre Heidi via un réseau de confrères, où l’on partage les meilleures façons d’exercer. Ce qui le décide, c’est la capacité de l’outil à comprendre le contexte médical et à produire non pas un, mais plusieurs types de comptes rendus selon la situation clinique. Là où d’autres solutions se limitaient à transcrire, Heidi formule, organise, et range même les informations recueillies à différents moments de la consultation.
« C’est une application qui comprend le travail qu’on a à faire derrière : les comptes rendus, et plusieurs types de comptes rendus selon le contexte. »
La prise en main est rapide, de l’ordre d’une demi-heure. Les comptes rendus automatiques arrivent d’emblée ; il suffit ensuite d’affiner ses modèles pour gagner en précision sur les cas plus spécifiques. Un investissement minime au regard du temps récupéré ensuite.
Impact
Pour le docteur, le bénéfice est immédiat et mesurable, à commencer par le temps.
Près de la moitié du temps de consultation récupéré : au moins quinze minutes regagnées par patient, qui se cumulent vite sur une journée entière
Des consultations plus naturelles : moins de ruptures administratives, davantage d’écoute et de présence
Une charge mentale allégée : relire et valider un compte rendu plutôt que le produire de zéro
Des comptes rendus mieux structurés : adaptés au contexte clinique et à chaque correspondant
Une meilleure disponibilité perçue : les patients n’identifient pas l’outil, mais ressentent la présence retrouvée
Ce dernier point est sans doute le plus parlant : le gain ne tient pas seulement aux minutes économisées, mais à l’énergie mentale libérée. Ne plus partir de la page blanche change la nature même de la tâche.
« Comme l’application retient les détails, je dépense moins d’énergie : je relis et je valide le compte rendu au lieu de le produire de zéro. »
Et à mesure que la rédaction s’efface du temps de consultation, c’est le rythme même de l’échange qui s’apaise.
« Ça rend la consultation un peu plus naturelle, ça réduit les moments où l’on est dans une démarche administrative. »
Et après ?
Le docteur voit la prochaine étape dans l’intégration. Aujourd’hui satisfait de son usage quotidien, il aimerait aller plus loin et voir les logiciels métier, notamment les DPI hospitaliers, embarquer directement ce type de solution, pour que l’information circule d’un système à l’autre sans ressaisie.
« L’idéal, ce serait que les logiciels métier intègrent directement cette solution, pour que l’activité passe dans leur système. »
Et à un confrère encore sceptique face à l’IA, il offre un conseil à la fois prudent et résolu : commencer par comprendre le cadre avant de se lancer.
« Je lui proposerais d’abord de s’informer sur les règles qui encadrent l’utilisation de l’IA. Une fois ce cadre acquis, on peut l’utiliser sereinement. »
La moitié d’une consultation, ce n’est pas un détail. C’est du temps rendu au soin.
Moins d’écran, plus de patient, et l’écrit qui suit sans repartir de zéro.