Contexte
Médecin généraliste en maison de santé pluridisciplinaire, le Dr Jacquetin exerce entourée de plusieurs confrères et d’internes. Comme beaucoup de généralistes, elle voyait la documentation grignoter une part croissante de ses consultations, au point de rivaliser avec le temps réellement passé auprès du patient.
C’est son entourage professionnel qui l’a menée à Heidi : plusieurs de ses collègues l’utilisaient déjà et lui en ont parlé. Depuis environ un mois, elle l’a intégré à son quotidien, en s’appuyant sur l’expérience des uns et des autres, internes compris, pour prendre l’outil en main rapidement. Une dynamique de groupe qui donne à son adoption une saveur particulière.
Défis
Avant Heidi, deux contraintes pesaient sur ses journées :
1. La moitié de la consultation passée derrière l’écran
Sur des rendez-vous de vingt minutes, une part considérable du temps partait dans la saisie informatique. Autant de minutes en moins de présence réelle, et la sensation de mener une partie de la consultation le regard rivé à l’écran plutôt que tourné vers le patient.
« J’ai des consultations de vingt minutes, généralement dix minutes auprès du patient, et parfois dix à quinze devant l’ordinateur. »
2. Une charge administrative qui déborde
À la frappe pendant la consultation s’ajoutait tout le travail périphérique : courriers, dossiers, tâches qui s’accumulent. L’objectif du Dr Jacquetin était double : cesser de taper en continu pendant le rendez-vous et désengorger cette charge documentaire qui empiète souvent sur le reste de la journée.
Solution
Le Dr Jacquetin découvre Heidi par ses collègues de la maison de santé. Après une première inscription sur un autre outil choisi par erreur, elle bascule sur Heidi et mesure vite l’intérêt d’être tous sur la même solution.
« Plus on est nombreux à l’utiliser, plus on récolte de petites astuces. C’est vraiment la richesse d’être tous ensemble, on découvre des fonctionnalités que les uns et les autres n’avaient pas forcément vues. »
Cette intelligence collective est démultipliée par les internes présents dans la structure, qui font circuler les bonnes pratiques d’un médecin à l’autre. L’un d’eux l’aide même à se créer un modèle personnalisé en fonction de sa façon de mener ses consultations.
« Grâce à l’un de nos internes, on a créé un modèle rien que pour moi, que j’utilise pour mes consultations. »
Elle s’en sert au quotidien pour ses transcriptions, la génération de courriers et, sur les consultations complexes, les rappels de tâches qui l’aident à ne rien laisser de côté.
Impact
L’apport le plus immédiat est double : une consultation enfin dégagée de l’écran, et des observations d’une qualité qui ne passe pas inaperçue.
- Une présence retrouvée : sur la première partie de la consultation, là où elle notait tout, elle ne note plus rien et reste avec son patient
- Des observations remarquablement structurées : au point d’être confondues avec le travail d’un interne
- Une information plus complète et précise : y compris les détails de vie socioprofessionnelle, autrefois sacrifiés faute de temps, et précieux lors des suivis à six mois
- Des rappels de tâches sur les cas complexes : suivi, prévention, renouvellements de traitement, plus rien ne passe à la trappe
- Des fins de journée plus apaisées : une partie du travail se fait désormais au fil de l’eau
L’anecdote qui résume tout, c’est sa collaboratrice qui la lui offre. Partageant certains patients, elle a tout de suite remarqué la différence sans savoir d’où elle venait :
« Je lui avais juste dit que la structure de mes observations allait changer. Elle m’a répondu : ah, je croyais que c’était ton interne qui avait noté, c’était tout bien rangé, tout bien écrit. »
Et sur la présence en consultation :
« Avant, je notais tout. Maintenant, je n’en ai plus besoin, je parle simplement à mon patient, et c’est tellement plus agréable. »
Le Dr Jacquetin reste lucide : la charge mentale du métier ne s’efface pas d’un coup, et elle dit ne pas encore en avoir mesuré tout l’effet. Mais le bénéfice se ressent déjà là où on ne l’attend pas forcément.
« La qualité de vie, c’est peut-être d’être un peu moins énervée en fin de journée, parce que les choses se font un peu plus toutes seules. »
Et après ?
Le Dr Jacquetin veut ancrer Heidi durablement dans sa pratique : elle lance désormais ses transcriptions au fil de ses consultations, en gardant la main sur ce qu’elle exploite ou non selon la complexité du rendez-vous.
Et quand on lui demande ce qu’elle dirait à un confrère, sa réponse est sans détour.
« Je leur dirais qu’ils vont trouver un vrai confort dans la relation avec les patients, une facilité d’utilisation, et qu’une fois l’outil maîtrisé, on peut faire énormément de choses sur le plan administratif, les courriers, les dossiers. »
Avec Heidi, le Dr Jacquetin n’a pas seulement gagné en confort. Elle a transformé ses observations, et découvert qu’à plusieurs, on apprend bien plus vite.
Le collectif comme moteur. Le patient, à nouveau au centre.



