Contexte
Le Dr Psychiatre anonyme exerce deux jours par semaine en cabinet libéral adulte, en complément d’une activité en clinique. Ses journées de cabinet enchaînent des consultations d’une grande richesse : dépressions, troubles psychotiques, demandes très précises ou plus complexes, souvent à forte dimension sociale.
Dans sa discipline, la trace écrite occupe une place centrale, et ne cesse de gagner en importance. Chaque consultation doit être consignée avec soin, dans un vocabulaire clinique rigoureux. C’est précisément ce travail de documentation, essentiel mais lourd, qu’elle cherchait à alléger.
Défis
Avant Heidi, deux contraintes revenaient à chaque consultation :
1. Des comptes rendus détaillés, longs à produire
Le Dr Psychiatre anonyme consigne beaucoup, car elle tient à tout tracer. Résultat, la rédaction s’étirait, en particulier sur les premières consultations, qui durent une heure.
« Sur une première consultation, taper le compte rendu pouvait me prendre vingt minutes. C’était très lourd. »
2. Un temps qui déborde du temps clinique
Saisir pendant la consultation, c’était être moins présente ; saisir après, c’était allonger la journée. Dans les deux cas, ce temps n’était pas du temps de soin.
« Ce temps passé à taper, ce n’est pas du temps clinique. C’est du temps qui me met en retard, ou qui rallonge la fin de journée. »
Solution
Le Dr Psychiatre anonyme avait d’abord exploré d’autres pistes, sans être convaincue : une solution concurrente au compte rendu décevant, puis la dictée combinée à des IA généralistes, qui imposait copier-coller et remise en forme à répétition.
« Avec les IA généralistes, il fallait dicter, copier-coller, tout remettre en forme à chaque fois. »
C’est dans un groupe WhatsApp de psychiatres qu’elle entend parler de Heidi. Deux éléments la décident : des modèles qui changent vraiment la donne, et un hébergement des données en Europe, un critère non négociable pour elle.
« Ce qui m’a décidée, c’est les modèles, et le fait que les serveurs soient en Europe. »
Elle l’utilise pour écouter la consultation et obtenir un premier jet déjà très proche de son compte rendu final, qu’elle ajuste ensuite. Un détail compte particulièrement pour elle : la justesse du vocabulaire.
« Je voulais un vrai vocabulaire médical, pas „le patient est fatigué” mais les bons termes cliniques. »
Impact
Après un mois et demi d’utilisation, ce que le Dr Psychiatre anonyme retient tient moins aux minutes qu’à la sérénité retrouvée.
- Un premier jet immédiat, proche du compte rendu final : moins de saisie, une trame déjà juste
- Un vocabulaire clinique respecté : des comptes rendus qui parlent sa langue, sans approximation
- Une charge mentale allégée : la fin de la peur d’oublier un élément important
- Des données hébergées en Europe : une exigence de souveraineté enfin satisfaite
- La souplesse de compléter à la voix : dicter sa propre conclusion par-dessus le compte rendu généré
« Ce qui a le plus changé, c’est la charge mentale. La peur, tout le temps, d’oublier quelque chose dans le compte rendu. »
Pour une praticienne qui manipule des données parmi les plus sensibles qui soient, la question de l’hébergement n’est pas un détail technique, mais une condition de confiance.
« Qu’on ne puisse pas, depuis les États-Unis, récupérer d’un coup les données de santé de tous les Français, c’est quand même rassurant. »
Et après ?
Le Dr Psychiatre anonyme entend affiner ses modèles pour aller plus loin : des consultations structurées autour de bilans diagnostiques, comme le TSA de l’adulte ou le TDAH, bâtis sur des critères validés. Elle ajuste aussi ses trames pour les présentations psychotiques, afin que les propos d’un patient délirant soient rapportés comme des citations et non comme des faits, une exigence propre à la psychiatrie. Ayant elle-même contribué à un référentiel de sémiologie, elle rêve de modèles pensés à partir des références françaises, qu’elle pourrait partager avec la communauté.
« Ce qui serait bien, ce serait d’avoir des modèles construits à partir de nos référentiels français. »
Et à un confrère encore hésitant, elle propose une approche simple.
« Soit je lui montre comment je fais, soit je lui dis d’appeler l’équipe Heidi pour une démonstration. »
En psychiatrie, où chaque mot du dossier engage, l’outil ne remplace jamais le clinicien : il le décharge de la peur d’oublier.
Moins de saisie, l’esprit plus libre, et des données qui restent là où elles doivent être.



